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Le chantier des collections d’estampes du musée de Grenoble présente son fonds méconnu, soit quelque 130 estampes sélectionnées parmi plus de 10 000 feuilles du XVIe au XIXe siècle. Quasiment aucune de ces estampes n’a été présentée au public depuis la création du musée.
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Référence | 9789461619648 |
Artiste-Genre | Estampes du Musée de Grenoble |
Auteur(s) | Marie Alsberghe, Laurence Huault-Nesme, Valérie Huss, David Mandrella, Larissa Mohr |
Editeur(s) | Musée de Grenoble / Snoeck |
Format | Ouvrage broché |
Nb. de pages | 272 |
Langue | Français |
Dimensions | 280 x 220 |
Date parution | 2025 |
Musée | Musée de Grenoble |
Catalogue de l'exposition Chefs-d'oeuvre inconnus, de Dürer à Fantin-Latour, présentée au musée de Grenoble (8 mars - 9 juin 2025).
Le catalogue invite à découvrir un univers un peu mystérieux, entre savoir-faire technique et création. Ces artistes de l'estampe ont permis, entre le XVIe et le XIXe siècle, de diffuser l’art au plus grand nombre. Si certains noms nous sont familiers comme Callot, Dürer, Corot, Piranèse ou Toulouse-Lautrec, d'autres, pourtant réputés à leur époque, sont à (re)découvrir avec bonheur comme Castiglione, Della Bella, Bouzonnet- Stella ou Bracquemond.
Avec le développement de l'imprimerie aux XVe et XVIe siècles, puis l'émergence au XVIIe siècle du métier d'éditeur-marchand, l'estampe met le monde et les arts en images et prend de l'ampleur à travers toute l'Europe. Toutes les catégories sociales ont accès à ces feuilles proposant des sujets religieux, allégoriques, d'actualité, diffusées par les colporteurs dans les villages ou vendues dans les boutiques des éditeurs.
Les reproductions d'oeuvres d'art (estampes d'interprétation), de monuments et d'antiquités, de grande qualité, permettent aux artistes de se faire connaître en diffusant largement leurs oeuvres et aux amateurs fortunés de les collectionner.
Dans les écoles d'art, les jeunes rapins, dont la formation prend appui sur la copie, ont ainsi accès, par l'estampe, aux oeuvres des plus grands maîtres. Ce fut le cas à Grenoble où ont été formés de nombreux artistes dont deux, Henri Le Riche et Carle-Dupont, deviendront des graveurs lauréats du prestigieux prix de Rome.
Si beaucoup d'artistes ont fait appel à des ateliers de gravure, d'autres ont maîtrisé la technique autant que la peinture comme Dürer, Rembrandt, Jacques de Bellange où Jean Jacques de Boissieu. On assiste à un renouveau de l'eau-forte à la période romantique avec des peintres-graveurs qui considèrent l'estampe originale comme un langage à part entière à l'image de Delacroix.
Tout au long du XIXe siècle, les peintres paysagistes tels que Corot, Jongkind, Daubigny, Achard s'approprient aussi ce moyen d'expression. Enfin, la lithographie mise au point dans les premières années du XIXe siècle ouvre de nouvelles perspectives aux peintres et dessinateurs avec un procédé plus facile que la taille-douce et la taille d'épargne. Ils seront nombreux à s'en emparer.
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